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2016 : Bilan personnel

Petit retour sur cette année 2016, qui a poussé le vice très loin dans l’esprit « fout la merde ». Qu’est ce que j’entends par là ? Bah, tout simplement que 2016 a été pour moi une aussi mauvaise blague que pour le reste de la planète. Heureusement, ça s’arrange !

L’année 2016 n’a pas franchement bien commencée (on va dire ça comme ça, histoire de pas dire d’entrée que c’était de la grosse bouse de vache). Dans un premier temps, opérée des pieds en décembre 2015 pour des problèmes d’hallux valgus, j’ai passé début 2016 à souffrir des pieds comme pas permis, à suer chez le kiné, pour apprendre finalement que j’allais sans doute récupérer moins rapidement que prévu à cause d’une complication du pied gauche. Ajoute à ça un groupe de travail à la fac, nous menant au bord du suicide collectif et tu auras un aperçu de mon mois de janvier. Le tout sous la pluie, parce que sinon, c’est pas drôle.

Le mois de février n’a guère été plus glorieux. Les problèmes scolaires se sont intensifiés et notre groupe de travail a manqué de voler en éclat à plusieurs reprises, avant d’être dissous par la magie de la fin du semestre (et heureusement, sinon il y aurait eu des morts à coup sur ). J’ai continué à voir mon kiné à raison de 3 fois par semaines. La plupart du temps je finissais par pleurer de rage au vue de progrès presque nuls et de séances douloureuses. Heureusement, mon kiné, c’est le meilleur et même si c’était loin d’être gagné, il n’a rien lâché. Je passais des heures à faire le flamant rose, me balancer alternativement sur les orteils puis les talons et tentais vainement d’attraper un ballon de foot avec mes pieds. Que du bonheur.

En mars je suis partie en stage pour trois mois dans une agence de communication un peu loin de chez moi. J’étais heureuse de quitter mon appartement en ville et de me retrouver à la campagne. J’ai vécu trois mois dans l’ancienne maison de campagne de ma mère, au rez-de-chaussée, dans un appartement indépendant, alors que mon oncle et ma tante vivaient au premier. J’ai adoré vivre avec mon petit monde et faire des repas en famille. Me retrouver dans ma maison d’enfance ou j’avais passé tous mes étés m’a fait du bien. J’ai continué mes séances de kiné. J’ai fait de super progrès. Tout se remettait peu à peu dans l’ordre. En ce qui concerne le stage, ça ne se passait pas mal, mais pas bien non plus. je me suis fait beaucoup d’amis dans la boite, mais les missions me laissaient de marbre. J’avais l’impression de perdre mon temps.

En avril, mon stage a pris une tournure que je n’ai pas aimé du tout. J’ai commencé à ne plus être payée en temps et en heure. Je suis allée voir le patron, il s’est énervé, m’a hurlé dessus, j’ai lâché l’affaire. Je faisais mon travail, je partais à l’heure (très mal vu), je prenais mes pauses (mal vu aussi), bref, j’ai très vite compris que donner de mon temps ne m’était absolument pas rendu. J’ai fait le minimum et je l’ai très mal vécue. Je suis plutôt du genre passionnée, donc, quand je commence quelque chose, j’aime m’investir. Mais là, c’était clairement inutile. Plus j’en faisais, moins j’étais respectée.

En mai, j’ai commencé à avoir hâte que ça se termine. L’ambiance se détériorait entre les employés et l’entreprise était en redressement judiciaire. Mes missions étaient importantes mais peu intéressantes, comparé à ce que j’aurai aimé accomplir. J’ai tout de même eu ma petite heure de gloire, en faisant gagner un contrat important à ma boite. Un peu d’estime quoi….

Au mois de juin, j’ai terminé mon stage avec la conviction que je ne pourrais pas vivre ma vie professionnelle dans un bureau, à travailler sur des sujets pour lesquels je n’avais pas d’intérêt. J’ai tout remis en question. J’ai cherché mes passions, j’ai cherché mes objectifs…mais j’étais si déprimée que rien ne me venait. J’avais l’impression d’aimer trop de choses, de ne pas savoir me focaliser, de n’être faite pour rien. J’ai passé un mois à végéter dans le brouillard en regardant des séries sur Netflix. J’étais fatiguée de la vie. A 23 ans, ça craint, quand même.

Juillet et aout ont été différents. J’ai voyagé. Je suis partie en Italie du nord, à la montagne, puis en Sardaigne. J’ai fais du bateau, de la randonnée et du camping. J’ai beaucoup lu, beaucoup écrit et surtout, j’ai évité de réfléchir. J’ai tout filmé, j’ai tout monté et je suis rentrée avec plein d’idées en tête et plein de choses à raconter. J’avais déjà un blog mais c’était un foutoir monstre et je ne me voyais pas monter une chaîne Youtube, vu que je manquais de confiance en moi. Je me demandais bien en quoi je pouvais être légitime sur tel ou tel sujet et pourtant, j’aimais raconter ma vie. Pire qu’un jukebox. On me posait une question, j’étais littéralement partie pour 3h de blabla. Ma grand mère s’en plaint toujours avec amusement, d’ailleurs. Paraîtrait que j’ai trop de choses à raconter !

En septembre, nouvelle année scolaire. Même promo, nouveau groupe de travail. Un groupe sympa pour le coup. Une bonne ambiance et de nouveaux projets. J’ai rencontré des gens foncièrement bons, plein de bonnes intentions. Le travail n’est pas parfait, mais on est soudés et ça change tout. J’ai pris en compte le fait que je fonctionne à la passion et que mon caractère ne me permet pas d’effectuer des choses sans passion. Alors je me concentre sur ce qui me plait, ce qui me fait plaisir et ce qui peut me faire avancer. J’ai compris que j’étais incapable de me contenter d’une vie sans passion, au risque de stagner aussi bien professionnellement que personnellement.

À partir du mois d’octobre, j’ai décidé de changer de mode de vie. J’ai décidé de m’inculquer des valeurs positives et de trouver du bon dans chaque chose. J’ai pris la décision de dire le plus possible ce que je pense, de laisser tout ce qui pouvait avoir un impact négatif loin de moi. J’ai aussi décidé d’arrêter de réfléchir trop et d’agir le plus possible dans mon intérêt, tant pis si pour cela, je devais décevoir du monde. J’ai décidé de faire des choses qui me plaisaient sans culpabiliser parce que « ça coûte cher », « c’est trop long », « ça n’intéresse personne », « c’est de la merde ». Je suis partie à Londres, j’ai adoré mon voyage, j’ai trouvé tout inspirant. Je suis rentrée, j’ai passé du temps avec ma famille, j’ai laissé la fac de côté pour une semaine et j’étais heureuse. Je me suis dit que je voulais voyager plus.

En Novembre j’ai créé ce blog. J’ai commencé à écrire, pour le plaisir. J’ai aimé le faire et surtout, j’ai eu pas mal de bons retours. J’ai donc continué. J’ai fait la connaissance de gens sympa sur Internet et ça m’a fait plaisir de partager mes petits voyages et mes petits coups de coeur. J’ai conscience que ce c’est pas toujours super intéressant, mais écrire sur ce que j’aime, sur les voyages, des choses comme ça me pousse à sortir et a tester des trucs pour pouvoir les raconter. Moi qui rechigne à sortir le nez de mon travail, ça me pousse à prendre l’air et à découvrir du pays.

Au final, décembre est passé encore plus vite que novembre. J’ai passé du temps sur mon travail scolaire, mais pas que. J’ai commencé à écrire une nouvelle, faire du yoga, de la pensée positive, me promener plus souvent et de la cuisine (pourtant, c’est pas mon fort). Pour moi qui avait l’habitude de vouloir faire de mon mieux en cours, au détriment de mes sorties, etc., j’ai appris à lâcher prise avec l’école et à favoriser mes envies. J’ai appris à « trouver du temps » et ça fait du bien.

Du coup, pour cette nouvelle année 2017, j’espère avoir encore plus de courage et me détacher encore plus de toutes ces croyances limitantes qui m’empoisonnent la vie. M’approcher au plus de ce que je suis et de ce que je veux dans la vie. J’encourage tout le monde à en faire autant. Parce que vivre une vie qui nous ressemble et qui nous plait devrait être notre but ultime. On dit souvent que l’on a qu’une seule vie, qu’il faut la vivre en étant le plus heureux possible, pourtant, nous continuons, jours après jours, de nous lever, d’accomplir notre « mission » en se contentant des week ends et des vacances pour vivre pleinement. C’est un brin idiot quand même non ? Alors, je ne dis pas qu’il faut tout plaquer pour monter un élevage de phoque en Alabama (sauf si telle est ta passion), mais s’octroyer un répit. Trouver ce qui nous rend heureux au quotidien et nous y accrocher pour vivre des expériences qui nous ressemblent et pouvoir se dire chaque jour en se levant « Ok, j’aime ma vie. ».

Oui ça parait chaud. Mais je suis sûre que l’on peut y arriver.

Et toi, tu l’as vécu comment 2016 ?

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1 Comment

  • Reply
    Witchy Fairy
    2 janvier 2017 at 15 h 18 min

    Super ton bilan même si l’année à apparemment mal commencer, continue d’être positives ! Bon courage à toi aussi pour cette nouvelle année ! 🙂

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